Publié dans Culture

Juliette Magnevasoa - « Venir jouer à Madagascar, c’est quelque chose de grandiose »

Publié le mercredi, 12 juillet 2023



Elle est peut-être encore méconnue des mélomanes malagasy. Cependant, Juliette Magnevasoa, originaire de Mananjary et résident en France, a déjà conquis le cœur du public français depuis quelques années avec son folksong. Ce mois, elle est de retour dans son pays natal pour partager sa musique. Interview. 
La Vérité (+) : Pouvez-vous nous raconter votre entrée sur la scène musicale ?
Juliette Magnevasoa (=) : J’ai commencé à écrire des chansons en 2018. J’étais dans le duo Pauline & Juliette depuis quatre ans, et alors que nous travaillons principalement des reprises, le projet d'un premier album nous amène vers l'écriture. Je l'expérimente en basque et cela me plaît. Toutefois, très vite, je ressens le besoin de coucher les mots sur papier en français, ma langue maternelle. C'est là que commence une création plus personnelle : j'aime prendre un stylo, une feuille et ma guitare, pour parler de mes interrogations sur le monde qui m'entoure.
(+) : Quel était le déclic ?
(=) : J'avais, à l'époque, tout juste 20 ans. Des tas de questions, existentielles notamment, me traversent. Rapidement, une s'impose : dans quelle mesure les rencontres que l'on fait, font de nous ce que nous sommes ? C'est à ce moment que je me découvre une passion pour les chansons hommages. C’est-à-dire, dépeindre la relation que j'ai à un proche qui m'est cher, et le sublimer en chanson. J'aime jouer avec les mots afin de trouver la manière la plus simple, parlante et poétique, pour raconter le lien.
(+) : Etant jeune, où est-ce que vous puisez vos inspirations ?
(=) : J'évoque mes relations familiales, j'aborde le sujet d'adoption, parce qu'elle est centrale dans notre famille. J'écris sur le lien amoureux également, l'amour toxique, ou bien la peur de l'engagement. Il m'arrive aussi de retranscrire ce que je peux observer du monde qui m'entoure. Il s'agit donc d'une écriture nourrie par un besoin d'expression fort. C'est dans cette mesure que ces chansons ont quelque chose d'un journal intime : elles sont mon jardin, que je ne souhaite plus secret.
(+): Pourquoi avez-vous choisi la musique parmi d’autres activités ?
(=) : Il me semble important de partager ces chansons, parce qu'elles viennent questionner la manière dont on s'attarde à l'entretien de nos relations, de façon à ce qu'elles soient, et restent qualitatives. La question de savoir dans quelle mesure est ce qu'elles font de nous ce que nous sommes, ou en l’occurrence ici, de moi ce que je suis, j'y ai trouvé les réponses à l'intérieur de moi, grâce à l'écriture justement. Prendre le temps d'expliquer ce qui me relie à tous ces proches, qui comptent tant dont je parle, m'a permis inévitablement de mieux comprendre le lien que j'ai avec eux, et qui ils sont pour moi. Pour rappel, je suis étudiante en musicologie.
(+) : Le motif qui vous a le plus poussé de revenir à Madagascar
(=) : Venir jouer à Madagascar, c’est quelque chose de grandiose. D’abord parce jouer sur la terre de mes ancêtres c’est très porteur, mais aussi parce que j’ai la chance de venir y trouver des pièces supplémentaires du puzzle Juliette Magnevasoa. Pour cela, j’invite le public à venir nombreux à la Teinturerie d’Ampasanimalo ce soir à 21 h pour découvrir ma musique et partager cette joie de vivre dans une ambiance éclectique.
Si.R

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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